878 - Avril 2026

6 - l’activité immobilière - n°878 Avril 2026 Actualités MIPIM 2026 : les enseignements A LIRE… Code de la Copropriété 2026 Ce code contient les articles de loi applicables à la copropriété (dans sa première partie) et au syndic professionnel (dans sa seconde partie). Une 35e édition à jour des dernières jurisprudences et des derniers textes : loi du 26 novembre 2025 de simplification du droit de l’urbanisme et du logement, ordonnance « Crédit à la consommation » du 3 septembre 2025, décret « Registre national d’immatriculation des copropriétés » du 19 août 2025, décret du 12 août 2025 et arrêté du 22 août 2025 relatifs au diagnostic structurel des bâtiments d’habitation collectifs, décret du 25 juillet relatif aux prêts consentis aux syndicats de copropriétaires et modalités d’intervention du fonds de garantie pour la rénovation, loi du 30 juin 2025 relative aux fraudes aux aides publiques, loi du 16 juin 2025 visant à faciliter la transformation des bureaux et autres bâtiments en logements, loi « sortir la France du piège du narcotrafic » du 13 juin 2025, décret du 6 juin 2025 concernant les informations fournies par le syndic à l’établissement prêteur dans le cadre d’un emprunt collectif du syndicat de copropriétaires, décret et arrêté du 10 mai 2025 concernant la qualité de syndic d’intérêt collectif… L’ensemble du code est accompagné d’annotations jurisprudentielles et bibliographiques abondantes, et éclairé par d’importants commentaires explicatifs. Aux éditions Lefebvre Dalloz. Légère baisse des taux des crédits en mars Selon les données de Vousfinancer, après un mois de février de stabilisation des taux, la plupart des barèmes reçus en mars sont orientés à la baisse. Si quelques banques ont opté pour la stabilité de leurs taux, la majorité les ont diminués, de 0,10 à 0,40 point, y compris deux banques nationales qui les avaient déjà baissés en février. En mars, les taux moyens sont ainsi en légère baisse à 3,15% sur 15 ans, 3,35% sur 20 ans et 3,55% sur 25 ans.  Le MIPIM 2026, le plus grand salon international de l’immobilier d’entreprise, s’est tenu à Cannes du 9 au 13 mars. Il confirme l’amorce d’une reprise du marché de l’investissement immobilier après la phase de contraction observée entre 2022 et 2024. Cette dynamique, soutenue par le retour progressif des liquidités et un regain d’intérêt des investisseurs internationaux, demeure toutefois fragile et inégale selon les segments. Si 2026 est perçue par certains acteurs comme une année charnière, les stratégies d’allocation restent prudentes dans un environnement marqué par des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques persistantes. Dans ce contexte, le résidentiel s’impose comme une classe d’actifs centrale. La pénurie structurelle de logements en Europe, liée à la croissance démographique, à l’urbanisation et au ralentissement de la construction, redéfinit les priorités d’investissement. Le logement locatif institutionnel, les résidences étudiantes, les formes d’habitat flexible et le logement abordable concentrent désormais l’attention des investisseurs. Cette tendance se traduit par des stratégies d’acquisition de portefeuilles à grande échelle, visant à répondre à une demande locative durablement soutenue. En France, les pouvoirs publics entendent relancer le marché à travers une stratégie articulée autour de la sécurisation de l’investissement locatif, de la simplification de l’acte de construire et de l’accélération de la rénovation du parc existant. L’objectif de production de 400.000 logements par an d’ici 2030 illustre l’ampleur des besoins et les perspectives associées. La stabilité réglementaire apparaît comme un levier déterminant pour restaurer la confiance des investisseurs, tandis que des ajustements normatifs et des évolutions du cadre locatif sont à l’étude afin de fluidifier le marché. Parallèlement, l’édition 2026 du salon met en lumière l’essor de nouvelles classes d’actifs liées aux infrastructures numériques, en particulier les data centers. Portée par le développement de l’intelligence artificielle, du cloud computing et des réseaux 5G, cette thématique s’inscrit dans une transformation plus large du secteur. L’intégration croissante de technologies telles que l’intelligence artificielle, la blockchain ou les jumeaux numériques contribue à optimiser la gestion des actifs, à améliorer l’expérience utilisateur et à fluidifier les transactions. Ces évolutions s’accompagnent toutefois d’enjeux importants, notamment en matière de consommation énergétique et d’intégration territoriale. Les critères ESG demeurent, quant à eux, au cœur des stratégies d’investissement. La performance énergétique, la résilience climatique, la réduction de l’empreinte carbone et la qualité d’usage s’imposent comme des standards incontournables, conditionnant à la fois l’accès au financement et la valorisation des actifs. Dans ce cadre, les considérations environnementales influencent de plus en plus la valeur intrinsèque des projets immobiliers. Enfin, le MIPIM confirme l’intensification de la concurrence entre territoires pour attirer les capitaux internationaux. L’attractivité repose désormais sur un ensemble de facteurs combinant qualité de vie, infrastructures de transport, innovation urbaine et engagement dans la transition écologique. La France conserve à cet égard un positionnement solide, soutenu par la diversité de ses marchés et la mobilisation de ses acteurs publics et privés.

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