878 - Avril 2026

n°878 Avril 2026 - l’activité immobilière - 7 Les Français aiment leur immeuble, et leur syndic ! Le Top 10 de la rentabilité locative LocService.fr a publié un classement des 10 villes où investir dans l’immobilier locatif en 2026, révélant quelques surprises. Rennes arrive en tête, tandis que Paris est absente du Top 10. Pour établir ce classement, LocService a analysé 40 villes françaises de plus de 100.000 habitants, en croisant quatre critères : rendement brut, évolution des loyers sur 5 ans, tension locative et dynamique démographique. L’objectif : identifier les marchés offrant le meilleur équilibre entre performance locative et risque de vacance. Rennes domine le classement, portée par une forte progression des loyers (+27% en 5 ans), une tension locative élevée et une croissance démographique solide. Mulhouse affiche le rendement brut le plus élevé de l’étude (13,82%), mais avec une tension locative faible, illustrant les limites d’un investissement fondé uniquement sur la rentabilité. Nice enregistre la plus forte progression des loyers du Top 10 : +29% en cinq ans. Les villes intermédiaires tirent leur épingle du jeu : Caen, Strasbourg ou Le Mans offrent souvent un meilleur équilibre entre prix d’entrée et potentiel locatif. Paris reste très tendue mais peu rentable, avec un rendement brut de 4,08%, ce qui la maintient hors du classement.  En 2026, 38% des Français résident en immeuble, dont une large majorité en copropriété (69%). Une étude menée par Ipsos pour l’association Plurience met en évidence un niveau de satisfaction globalement élevé : 88% des occupants déclarent s’y sentir bien. Ce sentiment de bien-être repose avant tout sur la tranquillité du cadre de vie, mais également sur des facteurs de proximité, tels que l’accès aux transports, aux commerces, aux espaces verts et aux solutions de stationnement, qui jouent un rôle déterminant dans l’attractivité des immeubles. À l’inverse, 12% des résidents expriment un mal-être, principalement lié aux nuisances sonores et aux tensions de voisinage. Ces éléments apparaissent comme des axes d’amélioration prioritaires pour renforcer la qualité de vie en habitat collectif. Par ailleurs, les enjeux de rénovation énergétique s’imposent de plus en plus dans les préoccupations des occupants : 56% des personnes interrogées les considèrent désormais comme prioritaires, soit une progression de 5 points par rapport à 2022. Dans ce contexte, l’emprunt collectif gagne en légitimité comme solution de financement. Plus d’un résident sur deux en copropriété (54%) se déclare prêt à y recourir pour supporter le reste à charge lié aux travaux de rénovation énergétique. Finalement, et contrairement aux idées reçues, 77% des habitants des immeubles en copropriété ont une opinion positive de la relation avec leur gestionnaire de copropriété (+5 points par rapport à 2023).  Le neuf individuel sort la tête de l’eau Le marché de la maison individuelle amorce une sortie de crise après plusieurs années de forte contraction, avec un redémarrage significatif de l’activité en 2025. Les ventes de maisons neuves en secteur diffus ont progressé de plus de 33%, atteignant 67.800 unités, tandis que le segment de la maison groupée enregistre également une légère hausse. Cette reprise, observable sur l’ensemble du territoire, reste toutefois à relativiser au regard des niveaux historiquement bas dont part le secteur, les volumes demeurant très inférieurs aux moyennes de long terme. La dynamique est principalement portée par le retour des primo-accédants, qui représentent désormais une large majorité des acquéreurs. Ce regain est étroitement lié au rôle du prêt à taux zéro, redevenu un levier déterminant de solvabilisation, en particulier dans les zones tendues. Cette évolution de la demande se traduit par un ajustement de l’offre, avec une baisse du prix moyen des maisons et une légère réduction des surfaces, traduisant une adaptation aux contraintes budgétaires des ménages. Compte tenu des délais inhérents au secteur, la hausse des ventes observée en 2025 devrait se traduire par une augmentation progressive des mises en chantier en 2026, amorçant un cycle de reprise de la production. Néanmoins, les volumes restent encore éloignés des standards historiques, soulignant le caractère encore fragile de cette amélioration. Dans ce contexte, les professionnels insistent sur la nécessité de renforcer les dispositifs de soutien à la demande. Si l’efficacité du prêt à taux zéro est unanimement reconnue, l’extension du dispositif fiscal dit « Jeanbrun » à la maison individuelle est évoquée comme un levier complémentaire pour stimuler l’investissement et accélérer la relance du secteur. 

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