878 - Avril 2026

14 - l’activité immobilière - n°878 Avril 2026 Interview Rien ne prédestinait réellement Djarida Ferrero à l’immobilier, et c’est précisément ce qui rend son parcours si singulier. Après une maîtrise en droit et plusieurs années de secrétariat, elle s’éloigne du monde professionnel pour des raisons personnelles. Ce retrait crée un espace, une respiration, un moment suspendu dans lequel naît le désir d’un nouveau départ. Ce n’est pas un plan de carrière qui la pousse vers l’immobilier, mais une conjonction d’éléments presque romanesques : un local qui se libère à Martigues, au bord de l’étang ; Francis, son mari, qui travaille depuis vingt ans dans la gestion de près de deux cents lots ; l’envie de bâtir quelque chose ensemble, dans une ville qu’ils aiment profondément. « On voulait travailler pour les gens d’ici, pour ceux qu’on croise au marché, à l’école, dans les fêtes de quartier. On voulait rester à taille humaine, loin des grosses structures qui n’ont plus le temps pour personne. » Saint Pierre Immo naît ainsi, portée par l’idée simple mais puissante qu’on peut exercer ce métier autrement : en s’appuyant sur la proximité, la loyauté et un soin presque artisanal. Martigues, Port-de-Bouc, Châteauneuf, Istres : un territoire volontairement restreint pour mieux préserver l’identité de leur agence, et surtout la qualité du lien avec ceux qu’ils accompagnent. Lorsque l’agence ouvre ses portes, Francis avance avec l’assurance de l’expérience, tandis que Djarida découvre un univers foisonnant qui l’intimide autant qu’il la fascine. « J’étais tellement stressée le premier jour. Lui, ça allait, mais moi… je tremblais. » Ce stress initial se dissipe très vite au contact des premières rencontres. Car l’immobilier, elle le comprend immédiatement, n’est pas seulement un métier de murs et de diagnostics ; c’est un métier d’émotions, de vies qui se traversent, de joies soudaines et de drames inattendus. Elle se souvient de cet homme venu pour un simple renseignement administratif et qui s’effondre en larmes au comptoir. « On ne s’attend jamais à la charge émotionnelle du métier. Les premières fois vous surprennent, elles vous bouleversent même, et elles vous apprennent l’importance de savoir écouter sans jugement. » Elle constate aussi, très tôt, une évolution profonde du rapport aux clients. Internet, les tutos juridiques, les influenceurs, les réseaux sociaux et désormais l’intelligence artificielle ont transformé les attentes. « Aujourd’hui, les acquéreurs arrivent avec des captures d’écran, des vidéos TikTok, des articles de blogs, et ils vous expliquent ce que vous devriez faire. On sourit, mais ça montre l’impatience et parfois la défiance qu’on doit gérer. » Malgré cette intensité nouvelle, cette sensation de devoir toujours être sur tous les fronts, elle garde un souvenir lumineux de ses débuts, qu’elle décrit comme « enthousiasmants ». Et si c’était à refaire, elle recommencerait sans hésiter, avec la même énergie, peut-être La SOCAF a recensé une nouvelle génération. On connaissait déjà les baby-boomers, les générations X-Y-Z-ALPHA, etc. Laissez-nous vous présenter la GÉNÉRATION SAA, 25 ans de partenariat sur la garantie des loyers impayés avec les équipes de Suffren Assurances Associés ... et pas une ride ! Alerte Djarida Ferrero, Saint Pierre Immo La bienveillance comme boussole À Martigues, Djarida Ferrero a bâti avec son mari Francis une agence à taille humaine où rigueur, écoute et fidélité comptent davantage que les effets de mode ou la technologie. Dans un métier devenu plus dur, plus nerveux, plus réglementé, elle incarne une manière rare d’exercer : celle qui place l’humain, la patience et la gentillesse au centre. Portrait d’une professionnelle qui ne cède jamais sur ses valeurs, et qui collabore avec SAA depuis plus de vingt-cinq ans avec un enthousiasme intact. Rencontre.

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