Un marché immobilier en lente rémission
Selon les réseaux d’agences Century 21, Orpi et Laforêt, en 2025, le marché de l’immobilier ancien a amorcé une reprise nette, avec environ 945 000 transactions attendues sur l’année, en hausse d’environ 12 % par rapport à 2024.
Une reprise confirmée par les chiffres de l’Observatoire Interkab publié par La Boite Immo, qui fait état d’une hausse de compromis signés à hauteur de 42% sur un an (entre le quatrième trimestre 2024 et le quatrième trimestre 2025).
Cette progression généralisée des ventes traduit un retour de l’activité après deux années de fort ralentissement. Pour autant, les professionnels s’accordent à dire que le marché n’est pas encore sorti de la crise et que l’équilibre retrouvé reste fragile.
Les volumes se rapprochent de niveaux jugés plus « normaux », sans toutefois renouer avec les moyennes de long terme observées avant la période de tension. Cette stabilisation s’accompagne d’un léger redressement des prix, autour de +1,5 % en moyenne, après deux années de baisse marquée. Cette hausse modérée est largement attribuée à l’amélioration des conditions de financement, avec des taux de crédit revenus autour de 3 %, redonnant une partie de leur capacité d’achat aux ménages. La reprise bénéficie avant tout aux primo-accédants, dont la part progresse, même si nombre d’entre eux restent exclus du marché faute d’apport suffisant.
À l’inverse, les investisseurs demeurent en retrait, ce qui continue d’alimenter de fortes tensions sur le marché locatif, particulièrement dans les grandes agglomérations où l’offre reste très inférieure à son niveau d’avant-crise.
En 2026, les agents immobiliers font preuve de prudence. La dynamique engagée en 2025 pourrait se prolonger, mais elle dépendra largement du retour de l’investissement locatif, de la stabilité du cadre économique et politique et du maintien de conditions de financement favorables.
Le marché apparaît ainsi plus équilibré, sans pour autant avoir retrouvé une trajectoire durablement sécurisée.